Si d’un point de vue étique l’Homme cherche à parfaire son adéquation avec l’environnement, c’est aussi pour favoriser sa place et donc sa santé dans la longévité. C’est humain me direz-vous, mais faisons-nous les bons choix ?
S ’il y a un point positif à retenir de la crise pandémique « Covid-19 » c’est bien la prise de conscience qu’il existe un lien significatif entre la santé humaine et l’environnement.
Lors d’un entretien publié sur le site Basta.media accordé par Barnabé Bactin, la philosophe Virginie Maris dit clairement que :
« […], la santé humaine dépend directement des habitudes sociales, de la santé animale et de la santé écosystémique.»
L’environnement, la consommation à grande échelle, la facilité à voyager, l’évolution technologique, l’intelligence collective mondiale, …, le progrès en somme, impactent l’humain et sa santé.
Si cela a toujours été vrai, cette prise de conscience est aujourd’hui plus grande.
En quoi cette prise de conscience est-elle liée à la crise pandémique ?
Le progrès mondial, montrant ses failles, prouve à quel point l’humanité est dans un même bateau et que, si quelqu’un fait un trou dans la coque, prétextant qu’il est dans sa cabine, tout le monde coulera.
Si nous souhaitons solutionner le problème environnemental, encore faut-il poser un diagnostic.
Les énergies telles que le charbon, le pétrole ou le gaz naturel utilisées entre autres pour fabriquer de l’électricité représentent environ 80 % de l’énergie utilisée dans le monde.
Ces énergies fossiles impactent et polluent l’environnement.
Effectivement, le résultat de leur combustion est la production de trop de dioxyde de carbone(CO2) qui participe à l’effet de serre et donc au réchauffement climatique.
Si le constat est simple, la solution en action l’est moins. Mais il n’empêche qu’aujourd’hui, si les différents corps intellectuels sont d’accord pour dire qu’il faille réduire le recours aux énergies fossiles, leur constat s’arrête souvent là.
Pour autant, si nous n’avons pas assez de recul pour affirmer la réussite des différentes entreprises gouvernementales, les solutions ne viendront pas « par la Nature pour l’Homme » mais bien « par l’Homme pour la Nature ».
L’Idée philosophique incluant l’Homme dans la Nature ne doit pas être prise comme contradictoire ici, – nous ne nous positionnons pas par rapport à cela. Nous nous abstenons d’en parler pour la simple raison que nous souhaitons faire ressortir les décisions et les actions menées par l’Homme sur l’environnement.
Le rôle de l’humain serait donc de se donner le moyen d’agir pour son propre bien par l’environnement, — pour sa santé par la santé environnementale.
Et si l’environnement est la clé pour l’Homme, l’Homme est donc la clé pour l’environnement.
Cela s’inscrit parfaitement dans le mouvement « One Health, Une seule santé », qui a eu la préscience (selon nous), de comprendre l’enjeu, le lien étroit entre les deux.
Et si certains restent dubitatifs face aux différentes études démontrant la réussite des actions menées par l’humain, à l’échelle collective comme individuelle, l’objectif reste de tenter pour faire mieux à partir du résultat obtenu.
Pour se donner les moyens d’agir il faudrait être d’accord sur l’objectif à atteindre.
Et cet objectif en France s’est matérialisé le 17 aout 2015 par la loi de transition énergétique pour la croissance verte.
Le voici en quatre points :
- Consommer mieux en économisant l’énergie (moins de carburants fossiles, moins de transport, plus de confort thermique, plus d’efficacité dans l’industrie) ;
- Produire autrement en préservant l’environnement (plus de ressources locales, des énergies renouvelables, moins de déchets) ;
- Faire progresser la société avec des projets mobilisateurs (projets coopératifs de production d’énergie, services innovants) ;
- Créer des emplois dans de nouveaux métiers d’avenir et dans le bâtiment.
« Produire autrement en préservant l’environnement ».
Nous déduisons de là : la santé de l’environnement, et par conséquence la santé humaine.
La croissance du renouvelable permettrait de réduire les énergies fossiles et plus particulièrement le charbon, la source la plus nocive.
C’est notre vision et nous œuvrons dans ce sens. Nous sommes un maillon de cette chaine.
Chez Sees France nous aimons prendre le risque de dire : « Si les énergies renouvelables augmentent alors, les énergies fossiles baissent. »
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